Bouquetin des Alpes

Photo: Ibex73 · CC BY-SA 4.0

Mammifères

Bouquetin des Alpes

Capra ibex

Seigneur des sommets, le bouquetin escalade des parois presque verticales avec un équilibre stupéfiant : un symbole des Alpes sauvé de l'extinction au dernier moment.

Caractéristiques

Nom scientifiqueCapra ibex
Poids35-100 kg
Espérance de vie15-20 anni
TailleGrande
Énergie3/5

Caractère

Diurne et relativement confiant par rapport à d'autres animaux de montagne, tant qu'il n'est pas dérangé. Il vit en groupes séparés par sexe ; les mâles s'affrontent aux cornes à la saison du rut.

Alimentation

Herbivore de haute altitude : herbes, mousses, lichens, pousses et arbustes des pâturages et pierriers alpins.

Un grimpeur de haute altitude

Le bouquetin des Alpes est une chèvre sauvage à la carrure massive, parfaitement bâtie pour la vie sur les rochers. Son trait le plus spectaculaire est constitué par les cornes du mâle : longues, recourbées vers l'arrière et parcourues de nœuds transversaux, elles peuvent dépasser largement quatre-vingts centimètres. Les femelles en portent de bien plus courtes et fines. Les sabots, aux bords durs et à la semelle souple et adhérente, fonctionnent comme des chaussons d'escalade et permettent à l'animal de se déplacer avec assurance sur des parois presque verticales.

Le pelage est brun, plus clair en été et plus épais et sombre en hiver, quand l'animal doit affronter le froid de la haute montagne.

Où il vit

Le bouquetin habite les zones rocheuses des Alpes, généralement au-dessus de la limite des arbres, parmi les pâturages d'altitude, les pierriers et les parois escarpées. En été il monte à haute altitude pour profiter des pâturages frais, tandis qu'en hiver il descend un peu à la recherche de versants ensoleillés et déneigés, où trouver de quoi brouter.

Ce qu'il mange et comment il vit

C'est un herbivore qui se nourrit d'herbes, de mousses, de lichens, de pousses et d'arbustes d'altitude. Mâles et femelles vivent séparés une grande partie de l'année : les femelles avec les petits, les mâles en groupes de célibataires. Ils se réunissent à la saison du rut, au début de l'hiver, quand les mâles s'affrontent en combats spectaculaires, se dressant sur leurs pattes arrière avant de heurter leurs cornes dans un fracas qui résonne dans les vallées.

Une histoire de sauvetage

L'histoire du bouquetin est l'un des succès les plus célèbres de la conservation. Chassé sans relâche pour sa viande et les prétendues vertus curatives de chacune de ses parties, il était réduit au début du XIXe siècle à quelques dizaines d'individus, survivant seulement dans le massif du Grand Paradis grâce à une protection royale. À partir de ce petit noyau, au fil de décennies de protection et de réintroductions, l'espèce a repeuplé une grande partie de l'arc alpin.

Conservation

Aujourd'hui le bouquetin est classé en préoccupation mineure et ses populations sont stables ou en croissance. Le souvenir de sa quasi-disparition reste pourtant un avertissement : tous les bouquetins actuels descendent d'un petit groupe de fondateurs, et cette faible diversité génétique exige une gestion attentive.

FAQ

Combien pèse un bouquetin ?
Il existe un fort dimorphisme entre les sexes : les mâles peuvent atteindre et dépasser 100 kilogrammes, tandis que les femelles pèsent en général entre 35 et 50. Les cornes du mâle sont également bien plus grandes.
À quoi servent les grandes cornes des mâles ?
Elles servent surtout lors des combats rituels de la saison du rut, quand les mâles se disputent les femelles. Les cornes croissent toute la vie, et leurs nœuds permettent d'estimer l'âge de l'animal.
Comment le bouquetin tient-il sur les rochers escarpés ?
Ses sabots ont des bords durs et une semelle souple et adhérente qui fonctionne comme un chausson d'escalade. Alliés à un corps puissant et à un excellent équilibre, ils lui permettent de se déplacer sur des parois presque verticales.
Pourquoi le bouquetin a-t-il failli disparaître ?
Il a été chassé intensément pour sa viande et les prétendues propriétés médicinales attribuées à diverses parties de son corps. Au début du XIXe siècle il n'en survivait que quelques dizaines dans le massif du Grand Paradis, d'où l'espèce a ensuite été réintroduite dans les Alpes.

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