Marmotte Commune
Marmota monax
Caractéristiques
Caractère
Rongeur sauvage solitaire et diurne, calme mais très vigilant et méfiant : au moindre danger, il se dresse sur les pattes arrière, lance un sifflement d'alarme et se réfugie dans son terrier. Fouisseur infatigable et territorial, il passe l'essentiel de l'année près de son réseau de galeries et disparaît l'hiver dans une hibernation très profonde. Ce N'EST PAS un animal de compagnie : c'est de la faune sauvage, souvent en conflit avec les potagers à cause de ses fouilles et de son appétit pour les cultures.
Alimentation
Essentiellement herbivore : herbes, trèfle et luzerne, feuilles, fleurs, pousses et écorces tendres, légumes et fruits des potagers (d'où les conflits avec les jardiniers) ; parfois insectes et escargots. Toute sa biologie tourne autour de l'hibernation : en été et en automne, elle mange voracement pour accumuler de grandes réserves de graisse, car — contrairement aux écureuils — elle ne stocke pas de nourriture pour l'hiver, mais vit de ces réserves pendant les mois d'hibernation, où elle jeûne totalement.
La Marmotte Commune (Marmota monax), « groundhog » ou « woodchuck » en anglais, est la marmotte de plaine la plus répandue d'Amérique du Nord : un rongeur trapu et robuste, fouisseur infatigable et l'un des rares grands mammifères à pratiquer une véritable hibernation. Célèbre pour :
- Son talent de fouisseuse : elle creuse des terriers étendus et complexes, à plusieurs entrées et chambres distinctes
- La véritable hibernation : contrairement à beaucoup d'animaux, elle entre en hibernation profonde, température et rythme cardiaque s'effondrant
- La vie de plaine : contrairement à la marmotte alpine, elle préfère prairies, champs et lisières de basse altitude
- Un corps trapu et puissant : pattes courtes, griffes solides et muscles faits pour déplacer la terre
- Une renommée mondiale : elle est la vedette du célèbre « Jour de la marmotte »
- La comptine : le fameux « how much wood would a woodchuck chuck » lui est dédié
Statut UICN : Préoccupation Mineure (LC), commune et répandue. C'est la deuxième marmotte de ce portail et elle rejoint la Marmotte Alpine dans le groupe des Marmottes : ensemble elles représentent les deux visages des marmottes — celle d'Europe des hautes altitudes et celle d'Amérique des plaines — comme pour les castors et les écureuils de l'Ancien et du Nouveau Monde.
Classification et catégorie
Ordre Rodentia (les rongeurs), famille Sciuridae — la même que les écureuils ! Les marmottes sont en effet de grands écureuils terrestres, et Marmota monax est l'une des plus petites mais aussi des plus répandues. Dans le portail elle est placée dans le groupe des Marmottes, aux côtés de la Marmotte Alpine. Il faut la distinguer de ses parentes : la Marmotte Alpine vit en colonies sur les montagnes européennes, en altitude, plus grande et sociale ; la Marmotte Commune vit en plaine, souvent solitaire, c'est la marmotte nord-américaine la plus commune et adaptable ; d'autres sciuridés du portail (écureuils, tamias, chiens de prairie) partagent sa famille. Étymologie : « Marmota » est le nom scientifique des marmottes ; « monax » vient d'un mot amérindien signifiant « le fouisseur ». Les noms anglais sont curieux : « groundhog » signifie littéralement « cochon de terre », tandis que « woodchuck » n'a rien à voir avec le bois et dérive probablement d'un mot algonquin (wuchak). Paramètres : Longueur 40-65 cm de corps, plus 10-15 cm de queue. Poids 2-6 kg, à forte variation saisonnière (bien plus lourde en automne). Taille moyenne pour un rongeur. Longévité ~3-6 ans dans la nature, jusqu'à 10-14 ans en captivité. Reproduction : accouplement au printemps, juste après l'hibernation ; après ~un mois de gestation naissent 2-6 petits, élevés par la seule mère et indépendants en été.
Habitat et distribution
La marmotte la plus largement répartie d'Amérique du Nord : une grande partie du Canada et du centre-est des États-Unis, jusqu'à l'Alaska au nord-ouest. Habitats préférés — contrairement aux marmottes de montagne, c'est une espèce de plaine et de milieux ouverts : prairies, pâtures et champs cultivés ; lisières de forêt et clairières ; bords de routes, fossés, jardins et zones rurales, où elle trouve herbe abondante et sol facile à creuser. Espèce très adaptable, qui a profité du déboisement et de l'agriculture. Elle passe l'essentiel de sa vie près de son terrier, où elle se réfugie au moindre danger. Diurne, active surtout le matin et en fin d'après-midi. En hiver elle disparaît, enfermée dans le terrier en hibernation profonde. UICN : Préoccupation Mineure ; commune et localement abondante ; parfois considérée comme nuisible pour jardins, cultures et fondations, mais sans souci de conservation.
Alimentation
Essentiellement herbivore, au régime qui change radicalement selon l'hibernation. Elle mange herbes, trèfle et luzerne (base du régime), feuilles, fleurs, pousses et écorces tendres, légumes, fruits et produits du potager (d'où les conflits avec les jardiniers), et parfois insectes, escargots et autres petits invertébrés. Stratégie saisonnière : l'engraissement estivo-automnal (avant l'hibernation, elle mange voracement et accumule de grandes réserves de graisse) ; pas de réserve hivernale (contrairement aux écureuils, elle ne stocke pas de nourriture mais « emporte » l'énergie sous forme de graisse) ; et le jeûne total (pendant l'hibernation, elle ne mange pas du tout). Toute sa biologie alimentaire tourne autour de l'hibernation : l'été est une course à l'engraissement, car la survie hivernale dépend entièrement de la graisse accumulée.
Caractéristiques physiques
Rongeur trapu, robuste et arrondi. Carrure compacte et lourde, au dos arqué ; fourrure dense, brun-gris grisonnant, souvent à pointes plus claires (aspect « givré ») ; queue courte et touffue. Outils de fouissage : pattes courtes et solides à griffes fortes et recourbées, parfaites pour creuser ; musculature puissante des épaules et des membres antérieurs ; incisives robustes à croissance continue. Tête large et aplatie au museau court ; petits yeux et petites oreilles placés haut, pour surveiller en sortant à peine du terrier. Performances : fouissage exceptionnel (terriers complexes) ; sifflement d'alarme (d'où le surnom « whistle-pig ») ; capable de nager et de grimper aux arbres au besoin.
Comportement et curiosités
Animal solitaire et diurne, bien plus que la sociable marmotte alpine. Chaque individu défend son terrier et le territoire alentour ; les rencontres entre adultes sont en général brèves, sauf en période de reproduction. Au moindre danger, elle se dresse sur les pattes arrière pour observer, puis siffle et plonge dans le terrier. Curiosités : le Jour de la marmotte (le 2 février aux États-Unis et au Canada : si la marmotte « voit son ombre », l'hiver durera six semaines de plus ; la plus célèbre est « Punxsutawney Phil » ; tradition issue de la Chandeleur européenne, adaptée par les colons allemands). Le vrai hibernant (hibernation profonde de plusieurs mois : température en chute de dizaines de degrés, cœur de plus de cent à quelques battements par minute). La comptine du woodchuck (« how much wood would a woodchuck chuck » ; le woodchuck n'a pourtant rien à voir avec le bois). L'architecte du sous-sol (terriers à plusieurs entrées, galeries et chambres spécialisées : dortoir, nurserie, latrines ; réutilisés par d'autres animaux). La cousine de plaine (par rapport à la Marmotte Alpine : plaine au lieu de montagne, solitaire au lieu de coloniale).
Avantages
- Animale affascinante e iconico (Giorno della Marmotta, scioglilingua del woodchuck)
- Vero ibernante: un modello prezioso per la ricerca scientifica
- Le sue tane arieggiano il terreno e offrono rifugio ad altri animali
- Comune e adattabile; IUCN Least Concern, nessun rischio di conservazione
Inconvénients
- NON è un animale da compagnia: è un roditore selvatico
- Le tane e l'appetito per gli ortaggi creano conflitti con orti e giardini
- Le gallerie possono danneggiare colture, prati e fondamenta
- Visibile solo per metà anno: in inverno scompare in profondo letargo



